lundi 4 avril 2011

Symposium international conjoint OEPP/OILB/FAO/NEPPO sur la gestion de Tuta absoluta (la mineuse de la tomate) Agadir, Maroc, 16-18 novembre 2011


IOBC/WPRS
North Africa Commission




منظمة وقاية النباتات للشرق الأدنى
NEAR EAST PLANT PROTECTION ORGANIZATION



11/16686


Un symposium conjoint OEPP[1]/OILB[2]/FAO/[3]/NEPPO[4] sur la gestion de Tuta absoluta (Lepidoptera: Gelechiidae) se tiendra les 16-18 novembre 2011 à Agadir, Maroc. Ce Symposium est organisé en collaboration avec l’IRAC (Insecticide Resistance Action Committee) et l’IBMA (International Biocontrol Manufacturers Association).
Le symposium se tiendra à l’Hôtel Beach Club à Agadir où les participants seront aussi logés. Il commencera le mercredi 16 novembre à 09:00 et se finira par une visite technique le vendredi 18 novembre. Nous vous conseillons donc de prévoir votre retour le samedi.

Au cours des dernières années T. absoluta (mineuse de la tomate) s’est rapidement disséminée à travers les pays du Bassin méditerranéen et menace la production sous serre en Europe du Nord. Avec sa capacité de reproduction élevée, T. absoluta est considérée comme un des lépidoptères les plus ravageurs pour la tomate. On la trouve aussi sur d’autres plantes de la famille des Solanaceae. Elle peut causer des pertes totales de récolte et sa présence peut avoir de sérieuses conséquences pour le commerce (export). T. absoluta est un ravageur très difficile à contrôler. En outre, la lutte peut être compliquée par l’apparition de résistance aux insecticides.

Différents pays ont travaillé pour développer des stratégies de gestion contre la mineuse de la tomate, mais le manque de communication empêche les autres pays d’apprendre de leur expérience.
L’objectif de ce symposium est de fournir un forum pour que les chercheurs, les autorités en charge de la réglementation, les experts des coopératives ou des structures de conseil, et l’industrie phytosanitaire, partagent leurs connaissances sur la biologie de ce ravageur, les mesures phytosanitaires, les mesures de lutte (notamment lutte biologique) et résistance aux insecticides, pour identifier les manques dans les connaissances et les besoins de recherche afin d’éviter une duplication du travail.

Le Symposium s’organisera autour de sessions plénières, de discussions et de posters, et traitera des questions suivantes :

·        Biologie, cycle de développement, plantes-hôtes et nature des dégâts causés par T. absoluta
·        Contexte et historique du problème, répartition géographique
·        Mesures phytosanitaires (filières)
·        Situation actuelle de la mineuse de la tomate dans les pays OEPP/NEPPO. Les participants des différent pays rendront brièvement compte des recommandations actuelles sur la façon de lutter contre T. absoluta
·        Stratégies de lutte
- la surveillance des ravageurs
- gestion avec phéromones (confusion sexuelle et piégeage de masse)
- pratiques culturales (bonnes pratiques agricoles),
- lutte biologique
- lutte chimique (statut actuel des substances actives disponibles)
·        Résistance aux insecticides (nature et mécanismes de la résistance, méthode de suivi, situation actuelle et recommandations pour la lutte contre T. absoluta en ce qui concerne la résistance aux insecticides)
·        Problèmes en dehors de la région EPPO/NEPPO
·        Recommandation des Stratégies de lutte intégrée

La réservation de l’hôtel devra être faite par vos soins, directement auprès de l’hôtel en utilisant le Formulaire d’hébergement (11-16766) avant le 15 juillet 2011. Le prix de l’hôtel sera de 820 DH (environ 73 EUR) en demi-pension pour une chambre simple et 1080 DH (environ 96 EUR) en demi-pension pour une chambre double. Les boissons ne sont pas comprises.

Les frais d’inscription sont à payer par transfert en Euros à l’organisateur local sur un compte bancaire spécial ‘Tuta Symposium’ (tous les frais bancaires sont à la charge des participants) :

Nom et adresse bancaire : ATTIJARIWAFA BANK, Agence Rabat 16 Novembre,
Angle Boulevard Othman Ibn Affane § Rue Michlifen, Rabat, Maroc
Nom du Compte : Tuta Symposium
Numéro de compte : 0828 H 000302598
R.I.B: 007 810 0008288000302598 20
SWIFT: BCMAMAMC

Pour les participants, les frais d’inscription au Symposium couvrent les pauses café, les résumés du symposium, le dîner de la conférence et la visite technique et ils sont de :
Ø  Pour les pays africains et du Proche-Orient : 75 EUR, 25 EUR pour les étudiants de troisième cycle.
Ø  Pour tous les autres pays : 150 EUR, 75 EUR pour les étudiants de troisième cycle.

Pour les personnes accompagnantes, les frais d’inscription qui couvrent le dîner de la conférence et la visite technique sont de :
Ø  Pour les pays africains et du Proche-Orient : 50 EUR.
Ø  Pour tous les autres pays : 75 EUR.

La langue officielle de l’atelier est l’anglais, cependant si quelqu’un souhaite s’exprimer en français, cela sera possible mais veuillez noter qu’il n’y aura pas de traduction simultanée. Si la présentation est en français, les diapositives doivent être en anglais.

Le programme final sera ultérieurement envoyé aux participants inscrits.
Les annales du symposium seront publiées après la réunion.

Pour vous inscrire en ligne, merci de vous rendre sur le site Internet de l’OEPP, www.eppo.org.
Vous pouvez également remplir le bulletin d’inscription (11-16769) joint et le renvoyer à eppomeetings@eppo.fr avec une copie au convenor de la Commission Afrique du Nord de l’OILB / Coordinateur du Comité d’organisation local mohamedbesri@gmail.com avant le 31 mai 2011.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos sincères salutations.


Comité d’organisation international
-  Khaled Alrouechdi, FAO
-  Mohamed Besri, président de la Commission Afrique du Nord de l’OILB
-  Cristina Castane, président du groupe de travail de l’OILB sur les serres dans la Région méditerranéenne
-  Mekki Chouibani, Organisation pour la Protection des Végétaux au Proche-Orient
-  Rosa Gabarra, member du Conseil de l’OILB/WPRS
-  Kevin Gorman, Rothamsted Research, Royaume-Uni
-  Michel Guillon, représentant de l’IBMA dans la Commission Afrique du Nord de l’OILB
-  Ahmed Mazih, membre de la Commission Afrique du Nord de l’OILB, Agadir.
-  Ralf Nauen, président de l’IRAC
-  Emmanouil Roditakis, Institut de Protection des Plantes de Heraklion, Crète, Grèce
-  Vlasta Zlof, OEPP

Comité d’organisation local

-        Mohamed Besri: Convenor, IOBC North Africa commission-IAV Hassan II
-        Mekki Chouibani: NEPPO-ONSSA
-        Ahmed Mazih: IOBC North Africa Commission-IAV Hassan II
-        Youssef Charhabaili: ANIPHOP
-        Lahcen Abaha, ONSSA, Agadir.

Paris et Rabat, le 28 mars 2011



[1] Organisation Européenne et Méditerranéenne pour la Protection des Plantes
[2] Organisation Internationale de Lutte Biologique et Intégrée contre les Animaux et les Plantes Nuisibles
[3] Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
[4] Organisation pour la Protection des Végétaux au Proche-Orient

dimanche 3 avril 2011

EPPO/IOBC/FAO/NEPPO Joint International Symposium on management of Tuta absoluta Agadir, Morocco, 2011-11-16/18




IOBC/WPRS 
North Africa Commission


Near East Plant 
Protection Organization



   


- First announcement -

The venue and duration

The joint EPPO/IOBC/FAO/NEPPO symposium on management of Tuta absoluta (Lepidoptera: Gelechiidae) will be held on November 16-18, 2011 in Agadir, Morocco. The Symposium is organized in collaboration with the IRAC (Insecticide Resistance Action Committee) and IBMA (International Biocontrol Manufacturers Association). 
The symposium will take place in the Hotel Beach Club in Agadir where the participants will also be accommodated. 
It will start on Wednesday November 16th 2011, at 09:00 and finish with a technical visit on Friday November 18th, therefore we advise you to plan your return on Saturday.

EPPO: European and Mediterranean Plant Protection Organization
IOBC: International Organization for Biological and Integrated Control of Noxious Animals and Plants
FAO: Food and Agriculture Organization
NEPPO: Near East Plant Protection Organization
Tuta absoluta (adult)
All pictures: Marja van der Straten, 
PD Wageningen (NL)
  

Background

In the past few years T. absoluta (tomato borer, South American tomato moth, tomato leafminer) has spread rapidly through countries in the Mediterranean Basin and has threatened glasshouse production in Northern Europe. With its high reproductive capacity, T. absoluta is considered to be one of the most important lepidopterous pests on tomato.  It also occurs on other plants of the Solanaceous family. It can cause total yield loss and its presence may have serious consequences for trade (export). T. absoluta is a very challenging pest to control. In addition, control may be complicated by the appearance of resistance to insecticides.
While various countries may have worked to develop management strategies for the tomato borer, lack of communication limits other countries from learning from their experience.

Tuta absoluta (larva) 

The aim and key issues

The aim of this symposium is to provide a common forum for researchers, regulatory authorities, experts from extension services or advisory bodies, and the crop protection industry, to share their knowledge in pest biology, phytosanitary measures, control measures, particularly biological control and insecticide resistance; to identify gaps in knowledge and research needs in order to avoid duplication of work.
By the use of plenary lecture sessions, discussion sessions and a poster session, the Symposium is intended to address the following issues:
  • Biology, life cycle, host preferences and nature of damage of T. absoluta
  • Brief background and history to the problem, geographical distribution
  • Phytosanitary measures (pathways)
  • Current status of T. absoluta in EPPO/NEPPO countries. Participants from different countries will give a short overview of current recommendations on how to control T. absoluta.
  • Control strategies:
    • pest monitoring
    • management by semiochemicals (mating disruption and mass trapping)
    • cultural methods (good agricultural practices)
    • biological control
    • chemical control (present status of available active substances)
  • Insecticide resistance (nature of resistance and resistance mechanisms, resistance monitoring methods, present situation and recommendations for the control of T. absoluta with regard to insecticide resistance)
  • Problems outside EPPO/NEPPO region
  • Recommended Integrated Pest Management Strategies 

Accommodation

The hotel booking will need to be made by you, directly with the hotel Beach Club in Agadir by using the followingaccommodation form  - no later than 15 July 2011. 
The price of the hotel will be 820 DH (approximately 73 EUR) for half board single room and 1080 DH (approximately 96 EUR) for half board double room. Drinks are not included.

Registration

To register on-line, click here 

Alternatively you can download a registration form  and return it to eppomeetings@eppo.fr with a copy to the convenor of the IOBC North Africa Commission / coordinator of the local organizing committee: mohamedbesri@gmail.com 
before May 31, 2011.
Registration fee and payment method
The registration fee is to be paid by transfer in Euros to the local organizer’s special ‘Tuta Symposium’ bank account (all bank charges being at your expense):
Bank Name and address: ATTIJARIWAFA BANK, Agence Rabat 16 Novembre, Angle Boulevard Othman Ibn Affane § Rue Michlifen, Rabat, Morocco
Account Name: Tuta Symposium
Account Number: 0828 H 000302598
R.I.B: 007 810 0008288000302598 20
SWIFT: BCMAMAMC
For the participants, the registration fee which covers coffee breaks, symposium abstracts, conference dinner and the technical visit is:
  • For African and Near East countries: 75 EUR, 25 EUR for graduate students.
  • For all other countries: 150 EUR, 75 EUR for graduate students.
For accompanying persons, the registration fee which covers the conference dinner and the technical visit is:
  • For African and Near East countries: 50 EUR.
  • For all other countries: 75 EUR.

The Symposium language

The official language of the workshop is English, however if someone wishes to express themselves in French this will be possible but please note that simultaneous translation will not be provided. If the presentation is in French, the slides should be in English. 

Programme

The final programme will be sent to the registered participants at a later date. 
The symposium proceedings will be published after the meeting.

International Organizing Committee (in alphabetical order):
  • Khaled Alrouechdi, FAO
  • Mohamed Besri, convenor of IOBC North Africa Commission
  • Cristina Castane, convenor of the IOBC WG on Greenhouses in the Mediterranean Region
  • Mekki Chouibani, Near-East Plant Protection Organization
  • Rosa Gabarra, Council member of IOBC/WPRS
  • Kevin Gorman, Rothamsted Research, GB
  • Michel Guillon, IBMA representative in the IOBC North Africa Commission
  • Ahmed Mazih, member of the IOBC North Africa Commission,Agadir.
  • Ralf Nauen, IRAC chairman
  • Emmanouil Roditakis, National Agricultural Research Foundation, Crete, GR
  • Vlasta Zlof, EPPO
Local Organizing Committee:
  • Mohamed Besri: Convenor, IOBC North Africa commission-IAV Hassan II,
  • Mekki Chouibani: NEPPO-ONSSA
  • Ahmed Mazih: IOBC North Africa Commission-IAV Hassan II
  • Youssef Charhabaili: ANIPHOP
  • Lahcen Abaha, ONSSA, Agadir

Price hikes for fresh greens leave Egyptians in the red

Market traders say it's just seasonal variations but experts suggest failed pest control and fertiliser monopolies are behind a recent surge in tomato prices
Bassem Abo Al Abass, Saturday 2 Apr 2011




tomatoes
A precious commodity or ripe for a price correction? (Photo: Reuters)
Already struggling to make ends meet, Egyptian families are suffering from a leap in the price of fresh produce that's putting pinched household budgets under further strain.

For the last two weeks grocery shoppers in Cairo have have to dig deeper in their pockets as the price of a single kilo of tomatoes has soared from LE1.75 to LE7 with other locally-grown salad staples following suit.

Market-traders have told worried buyers they're responding to higher premiums charged by fruit and vegetable wholesalers and seem to be unaware of any wider reasons behind the climb. "It's a seasonal thing, prices rise when winter turns to summer," one vegetable-seller told Ahram Online -- a claim not backed up by past price fluctuations.

Experts say there are more complex explanations behind the unprecedented rise: agricultural and business practices and the wrath of mother nature herself.

"There's been an increase in fertiliser prices due to the monopolistic practices of some companies, especially after the revolution," Ahmed Hassan, professor of agriculture at Al-Azhar Assyout University told Ahram Online. "A 50-pound sack of fertiliser used to cost LE75 - now it's up to LE110." There has also been a rise in insecticides, compounded by increased labour costs, with the price recently doubling to LE150 per litre.


Nature, too, is taking a bite. "Many tomato crops have been infected by an agricultural scourge called Tuta absoluta," says Hassan.



Originally from South America, Tuta absoluta is a species of moth which feeds on tomato plants, burrowing into stalks and consuming green and ripe fruits. It only appeared in North Africa over the last two years but can potentially destroy 100 per cent of tomato yields.

"We haven't found a cure yet and that is affecting the harvest, killing crops and tightening supply," says Hassan.


Ahram Online checked prices of other vegetables at one of Cairo's major markets where costs per kilo were LE5 for zucchinis, LE7 for beans, LE5 for peas, LE3.5 for potatoes and LE6 for aubergines. Green peppers were up to LE6 per kilo from LE1.5 earlier in March.

Food prices in Egypt spiked in January after widespread protests disrupted transport and forced shops to close.

Urban consumer price inflation, the most closely watched indicator of prices, rose to 10.8 per cent year on year in January, up from 10.3 per cent in December, according to government statistics.

"Month on month, most indicators were steady, but food prices spiked in January," says Mohamed Rahmy, an economist with Beltone Research.

Food prices, which make up 39.9 percent of the urban consumer price inflation basket, rose 2.4 per cent in January after falling by 1.9 per cent in December and 2.2 per cent in November.

Tarek Tawfik (Farm Frites), Helmy Abou Elaish (Sekem Farms) and Ahmed Heikal (Dina Farms) are the main large-scale producers of vegetable crops in Egypt.

dimanche 20 mars 2011

France : Projet TutaPI lancé en janvier 2011

« Recherche et Intégration d’une protection biologique contre Tuta absoluta, ravageur invasif de la Tomate »

Tuta absoluta, nouvellement introduit en France sur cultures de tomates (2008), cause des pertes pouvant être très importantes. Diverses méthodes de protection existent et sont utilisées de manière combinées. Elles sont toutefois assez couteuses et insuffisantes pour contrôler efficacement ce ravageur. Il est donc urgent de trouver une solution fiable, rentable et respectueuse de l’environnement. C’est l’objectif d’un nouveau projet CASDAR « TutaPI » démarré en
janvier dernier pour une durée de 3 ans. Porté par l’ITAB (chef de file) et l’INRA PACA (chef de projet), il sera financé par le Ministère de l’Agriculture. Le but est de parvenir à la mise au point d’une nouvelle stratégie de protection biologique efficace contre Tuta absoluta et qui puisse s’intégrer au sein d’une combinaison de méthodes. A cette fin, un ensemble d'actions coordonnées, mobilisant des acteurs de l'expérimentation, de la recherche et du développement, sont définies pour disposer d’auxiliaires efficaces et de stratégies de protection intégrant les auxiliaires déjà disponibles et ceux étudiés par la recherche. Les paramètres
économiques seront également pris en compte.

Ce projet bénéficie du soutien du RMT DévAB, du pôle de compétitivité PEIFL ainsi que du GisPIClég.

Towards integrated protection against Tuta absoluta: a new pest in France


Press Info item. 16/02/2011

Tuta absoluta is a pest that notably attacks tomatoes, causing major damage that may involve harvest losses of up to 100%. The larvae attack all levels of the plant (leaves, stems and fruits) and several generations are superimposed between March and October, depending on the region. Originating from South America, Tuta absoluta is a small moth that was reported for the first time in Europe in 2006, arriving in France in 2008. It is now present in about fifteen French départements. INRA researchers are trying to limit its spread and the damage it causes, and are proposing a strategy for integrated biological protection.


Fresh tomatoes are grown on 2300 hectares of land in France (producing 570,000 tonnes, 550,000 tonnes of which are grown in greenhouses), so this sector is of considerable economic importance.  Tomato is a crop where biological protection* and integrated protection** are widely developed (approximately 70% of the total crop is grown in shelters and heated greenhouses into which auxiliaries can be introduced).
- The distribution of Tuta absoluta in France demonstrates its rapid spread.  Appearing for the first time in the Var in October 2008 (in yellow), the first areas affected were Corsica, Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) and then Languedoc-Roussillon and Rhône-Alpes. In 2010 (in red), the pest was found in the Loire Valley, Brittany and Aquitaine.


(source: French Ministry of Agriculture)



Expensive control methods

Various methods for preventive or curative control are available at present for other pests, and they are now being tested against Tuta absoluta.  From a preventive point of view, the aim is to eliminate contaminated organs, manage crop margins, install insect netting or disinfect the soil by means of appropriate tillage (Annex 1).  Curative control measures are also implemented.  The application of plant health products poses a problem because they are harmful to auxiliary insects, and furthermore, T. absoluta can rapidly develop resistance to them.  Other methods are also being developed, such as mass trapping, treatments with bioinsecticides or biological control using auxiliaries (Annex 2).
When combined, the control methods currently available are able to limit the pest but costs remain high.  It is therefore urgent to find a new and effective biological solution that is economically viable and environmentally-friendly.

Research on new methods to control Tuta absoluta


Tuta absoluta caterpillar and adult, and damage caused to leaves and fruit. © INRA
This is the objective of the "TutaPI***" project which started in January 2011 and will last for three years.  Led by INRA in the PACA Research Centre and the Technical Institute for Organic Farming (Institut Technique de l’Agriculture Biologique), it is being funded by the French Ministry of Agriculture.  A series of coordinated actions involving actors in experimentation, research and development have been defined in order to identify and assess new and effective auxiliaries.  Economic parameters will also be taken into account.  In the first instance, studies will aim to determine a new species ofTrichogramma (a micro-wasp that lays in eggs) that is more effective against this moth.  Ideally, the aim is to identify a European species that can be stored under cold conditions, with thelytokous reproduction (i.e. only producing females), because only they are parasites in the field (the cost of using these insects would therefore be lower because 100% of individuals would be effective).


The optimum integration of biological control against T. absoluta in the integrated protection strategies used for tomatoes and already available in France is one of the main results anticipated from this project.  Thus French producers will be supplied with methods for protection against this pest that are both effective and have an acceptable cost.   This includes the development of techniques compatible with the principles of organic farming which can also be included in integrated biological control measures.  The sustainable management of farms, improvements to tomato quality, and maintenance of the competitiveness of the French tomato sector, are all challenges that are linked to this project.


* Biological protection: methods that aim to reduce populations of animal or plant pests using biological means: parasites, predators, etc.
** Integrated protection: rational application of a combination of biological, biotechnological, chemical, physical or cultivation measures, or the selection of plants, where the use of chemical agents is limited to the levels strictly necessary to maintain the presence of harmful organisms below the threshold of economically acceptable losses.


***TutaPI is a project funded by the CASDAR (Special Agricultural and Rural Development Allocation Fund, or Compte d'Affectation Spéciale Développement Agricole et Rural) of the French Ministry of Agriculture).
This programme involves numerous additional collaborations: CTIFL ( Fruit and Vegetable Technical Centre, or Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes), APREL (Provencal Association for Vegetable Research and Experimentation, or Association Provencale de Recherche et d’Expérimentation Légumière), The Bouches du Rhône Chamber of Agriculture, GRAB (Organic Farming Experimental Unit, or Station d'expérimentation en Agriculture Biologique), and the company Biotop. It benefits from support from the RMT DévAB (Joint Technology Network for the Development of Organic Farming, or Réseau Mixte Technologique pour le Développement de l’Agriculture Biologique), the PEIFL competitiveness cluster (European Fruit and Vegetable Innovation Cluster, or Pole Européen d’Innovation Fruits et Légumes), and the GisPIClég (Scientific Interest Group on the Integrated Protection of Vegetable Crops, or Groupement d’Intérêt Scientifique Protection Intégrée en Cultures Légumières).

Reference :
Biological invasion of European tomato crops by Tuta absoluta: ecology, geographic expansion and prospects for biological control. 
Desneux N., Wajnberg E., Burgio G., Arpaia S., Wyckhuys Kris A.G., Narváez-Vasquez CA, González-Cabrera J., Tabone E., Frandon J., Pizzol J., Poncet C. & Urbaneja A.
J Pest Sci (2010) 83:197–215.   DOI 10.1007/s10340-010-0321-6


Written by :  INRA press service, phone: +33 (0)1 42 75 91 69
Contacts : 
Elisabeth TABONE
Tel.: 04 92 38 64 26
elisabeth.tabone@sophia.inra.fr
INRA PACA Research Centre

Vers une protection intégrée contre Tuta absoluta : un nouveau ravageur en France

Fiche de Presse Info. 16/02/2011

Tuta absoluta est un ravageur de la tomate notamment, qui peut causer de sérieux dégâts, jusqu’à 100% de pertes sur les récoltes. Les larves attaquent tous les niveaux de la plante (feuille, tige ou fruit), et plusieurs générations se superposent de mars à octobre selon les régions. Originaire d’Amérique du Sud, c’est un petit papillon qui a été signalé pour la première fois en Europe en 2006 et a fait son entrée en France en 2008. Actuellement, il est présent dans une quinzaine de départements français. Les chercheurs de l’Inra se mobilisent pour limiter sa propagation et ses dégâts, et proposer une stratégie de protection biologique intégrée.

La production nationale de tomate en France en frais représente 2 300 ha (570 000 tonnes dont 550 000 tonnes sous serre), ce qui donne à cette filière un poids économique très important. La tomate est une culture où la protection biologique* et la protection intégrée** sont largement développées (environ 70 % des surfaces totales sont des abris et des serres chauffées bénéficiant d’introduction d’auxiliaires).
►La répartition de Tuta absoluta en France montre sa progression rapide. Apparu pour la première fois dans le Var en octobre 2008 (en jaune), les premières régions touchées ont été la Corse, PACA, puis Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes. En 2010 (en rouge), on retrouve le ravageur en Pays-de-la-Loire, Bretagne et Aquitaine.
(source : Ministère de l’Agriculture)

Des moyens de lutte coûteux

Il existe à l’heure actuelle diverses méthodes de lutte préventive ou curative pour d’autres ravageurs, et qui sont testées aujourd’hui contre Tuta absoluta. Du point de vue préventif, il s’agit d’éliminer les parties contaminées, gérer les abords des cultures, installer des filets anti-insectes, ou encore désinfecter les sols par un travail adapté (annexe 1). Des moyens de lutte curative sont également utilisés. L’application de traitements phytosanitaires pose problème car nuit à la faune auxiliaire et de plus, T. absoluta développe rapidement des résistances. D’autres moyens sont développés, comme le piégeage, des traitements bioinsecticides ou de la lutte biologique avec auxiliaires (annexe 2).
Combinés, tous les moyens de lutte actuellement disponibles permettent de limiter le ravageur mais le coût reste élevé. Il est donc urgent de trouver une nouvelle solution biologique efficace, économiquement viable et respectueuse de l’environnement.


Chenille de Tuta absoluta, dégâts sur fruit. © Inra

Une nouvelle voie de recherche pour lutter contre Tuta absoluta

C’est l’objectif du projet « TutaPI*** » qui a démarré en janvier 2011 pour une durée de 3 ans. Porté par l’Inra PACA et l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique, il est financé par le Ministère chargé de l’Agriculture. Un ensemble d'actions coordonnées, mobilisant des acteurs de l'expérimentation, de la recherche et du développement, sont définies pour identifier et évaluer de nouveaux auxiliaires efficaces. Les paramètres économiques seront également pris en compte. Dans un premier temps, l’étude vise à déterminer une nouvelle espèce de Trichogramme (une micro-guêpe qui pond dans les œufs) plus efficace contre ce papillon. L’idéal serait d’identifier une espèce européenne avec une possibilité de stockage au froid et si possible à reproduction thélytoque (c’est-à-dire n’engendrant que des femelles) car elles seules parasitent en cultures (ainsi, le coût d’utilisation de ces insectes serait inférieur puisque 100% des individus seraient efficaces).
L’intégration optimale de la lutte biologique contre T. absoluta dans l’actuelle protection intégrée sur tomate, déjà disponible en France, est l’un des principaux résultats attendus de ce projet. Il s’agira donc de fournir aux producteurs français des moyens de protection contre ce ravageur, qui soient efficaces et à un coût acceptable. Cela comprend la mise au point de techniques compatibles avec les principes de l’Agriculture Biologique et s’intégrant aussi dans des démarches de Protection Biologique Intégrée. La conduite durable des exploitations, l’amélioration de la qualité des tomates et le maintien de la compétitivité de la filière française, sont autant d’enjeux liés à ce projet.

* Protection biologique : Méthode qui vise à réduire les populations d'animaux ou de végétaux nuisibles, par l'utilisation de moyens biologiques : parasites, prédateurs, etc.
** Protection intégrée : Application rationnelle d'une combinaison de mesures biologiques, biotechnologiques, chimiques, physiques, culturales, sélection des végétaux dans laquelle l'emploi de produits chimiques est limité au strict nécessaire pour maintenir la présence des organismes nuisibles en dessous de niveau de pertes économiquement acceptables.

***TutaPI est un projet financé par le CASDAR (Compte d'Affectation Spéciale Développement Agricole et Rural du Ministère chargé de l’Agriculture).
Ce programme implique de multiples collaborations complémentaires : Ctifl (Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes), Aprel (Association Provencale de Recherche et d’Expérimentation Légumière), chambre d’agriculture des Bouches du Rhône, GRAB (Station d'expérimentation en Agriculture Biologique), société Biotop. Il bénéficie du soutien du RMT DévAB (Réseau Mixte Technologique pour le Développement de l’Agriculture Biologique), du pôle de compétitivité PEIFL (Pole Européen d’Innovation Fruits et Légumes), ainsi que du GisPIClég (Groupement d’Intérêt Scientifique Protection Intégrée en Cultures Légumières).

Référence : Biological invasion of European tomato crops by Tuta absoluta: ecology, geographic expansion and prospects for biological control. 
Desneux N., Wajnberg E., Burgio G., Arpaia S., Wyckhuys Kris A.G., Narváez-Vasquez CA, González-Cabrera J., Tabone E., Frandon J., Pizzol J., Poncet C. & Urbaneja A.
J Pest Sci (2010) 83:197–215.   DOI 10.1007/s10340-010-0321-6

Rédacteur : Service Presse INRA
01 42 75 94 12 presse@inra.fr
Contacts : 
Elisabeth TABONE
tél. : 04 92 38 64 26
elisabeth.tabone@sophia.inra.fr
centre INRA PACA

Source : http://www.inra.fr/presse/vers_une_protection_integree_contre_tuta_absoluta_un_nouveau_ravageur_en_france